mercredi 11 novembre 2015

LA RENCONTRE DE NOVEMBRE DES ASSISTANTES MATERNELLES



La prochaine rencontre de novembre des assistantes maternelles du groupe lyonnais de l'association Pikler aura lieu le 26 novembre 2015. 

Elle aura pour thème :

 L’importance du rôle des paroles adressées à l’enfant
 dans la construction de l’image de soi.


Contenu

Bien avant de parler lui-même, le petit enfant est réceptif et sensible à la parole. Celle-ci est indispensable au développement de la vie psychique et à l'humanisation. Mais elle peut être aussi une arme qui blesse et porter atteinte à la personne de l'enfant en devenir.

Il est donc nécessaire de réfléchir tant à son contenu qu'à sa forme : aux mots eux-mêmes, mais aussi à la tonalité, au volume de la voix, au rythme des paroles, à l'expression du visage et aux mouvements du corps de l'adulte qui colorent le message verbal et lui confèrent une signification et un impact spécifiques. 

L'ensemble de ces éléments va infléchir la communication entre l'adulte et l'enfant et jouer un rôle déterminant dans la construction et le climat de leur relation. 

Tous les renseignements nécessaires sont ci-dessous

Horaires  Accueil dès 19h - de 19h30 à 21h30 
Tarifs 8 € - tarif individuel uniquement  gratuit pour les adhérents  (un reçu pourra être remis aux participants) 
Intervenante Nicole SIMON-BOGAERS, psychologue 
Lieu Collège Gilbert Dru - 42 rue Jeanne Hachette - 69003 LYON   

PAS D’INSCRIPTION PRÉALABLE 

Profitez-en aussi pour visiter le site de l'association qui arbore un tout nouveau look beaucoup plus attractif. Ne vous fiez cependant pas au descriptif de cette formation sur le site, qui nous présente le contenu de l'année dernière. L'erreur est humaine ! 

J'espère vous retrouver là-bas .  

mercredi 18 mars 2015

CHANTS ET COMPTINES AVEC LES JEUNES ENFANTS

Voici le contenu de la prochaine soirée débat lyonnaise. Elle se déroulera le 26 mars prochain au Collège Gilbert Dru à Lyon 3 :






CHANTS ET COMPTINES AVEC 
LES JEUNES ENFANTS
Intérêts pour l'enfant, pour l'adulte
 et pour la relation







Problématique

Chants et comptines sont des temps de plaisir, de musique, de langage et de rencontre entre adulte et enfant. Et en connaissant mieux l’intérêt et la diversité, comment les valoriser et leur faire une place durant la journée d’accueil du jeune enfant ?. Comment d’un ressenti personnel, construire une activité professionnelle ?

Contenu

Les origines des comptines et berceuses, leurs racines communes. Leur transmission qui permet de s’inscrire dans une histoire culturelle, humanisante.

Rencontre avec un monde sonore et sa rythmique, les chants et comptines participent aussi au développement psychomoteur.

Partagés d’abord entre un adulte et un enfant, ils accompagnent l’individualisation de leur relation dans un espace « entre-deux », un espace transitionnel qui, de l’intime ouvrir au social.

Une « mise en bouche » de différentes comptines, permettra d’en éprouver /retrouver les ressentis quelles peuvent susciter ; et de réfléchir à partir d’une proposition de classification, à leur place et leur utilisation dans un temps d’accueil.



Intervenant(s) :
Olivier GILLY, éducateur jeunes enfants
Durée : 1 jour
Date(s) : 26/03/2015
Lieu : Rhône Alpes
Tarif : 8 €

Gratuit pour les adhérents
Tarif individuel uniquement
Pas d'inscription préalable
Un reçu de paiement pourra être remis aux participants

La soirée se déroulera de19h30 à 21h30 - Accueil à partir de 19h00
au Collège Gilbert Dru - 42 rue Jeanne Hachette - 69003 LYON


dimanche 8 mars 2015

Miriam Rasse : La transmission aux parents





Le 20 novembre dernier, j'ai eu le plaisir d'assister à la rencontre de novembre des assistantes maternelles organisée par le groupe lyonnais de l'association Pikler Loczy de France pour une réflexion sur l'enfant. Ces soirées débats créées spécialement pour un public d'assistants maternels mais ouvertes à tous, professionnels de la petite enfance ou parents, se déroulent chaque année à la même époque, sur un thème à chaque fois renouvelé.

Cette année, la réunion portait sur les transmissions aux parents, avec aux commandes, Miriam Rasse en personne, directrice de l'association mais aussi psychologue en crèche.



Les relations avec les parents : 


En préambule à son intervention, Miriam Rasse a tenu à rappeler quelques éléments concernant les relations avec les parents. En effet, ce ne sont pas des relations très simples car elles comprennent de nombreux facteurs et de nombreux enjeux. Elles commencent pendant la période d'adaptation qu'il ne faut surtout pas négliger. On est souvent tenté de l'écourter or il faut au contraire prendre du temps car c'est à ce moment que se construisent les bases des relations futures. Durant cette période, il faut définir le cadre de l'accueil. Plus il sera défini précisément, plus on pourra par la suite s'y référer. On doit bien sûr rappeler les termes du contrat, mais aussi parler de la place de l'enfant au domicile de l'assistant maternel : les pièces privées et celles du travail ; on parlera aussi de l'organisation de la journée. Il faut toujours garder en tête que les parents nous confient leur "bien" le plus précieux. Ils veulent le protéger et ils ont des craintes. Saurez-vous bien vous occuper de leur enfant ? La confiance est quelque chose qui se construit et les transmissions au quotidien ont une place importante dans l'instauration de cette confiance. Il faut des preuves concrètes pour qu'ils aient confiance.

D'autre part, ils ont aussi des craintes par rapport aux relations que l'enfant va construire avec vous. Ils sont contents que l'enfant soit bien mais ils craignent que l'assistante maternelle prenne trop d'importance. Parfois ils interprètent certaines situations dans ce sens comme par exemple quand l'enfant ne veut pas partir le soir.

Très vite, ils peut y avoir des phénomènes de rivalités, de compétition : on se compare. Qui est le meilleur ? Or pour de bonnes relations, il faut essayer de ne pas entrer en rivalité. Nous ne sommes pas à la même place : les parents sont là pour toute la vie alors que nous, nous n'intervenons que quelques années tout au plus.

Notre rôle est de conforter les parents dans leur place et dans leur relation avec leur enfant. Il faut ainsi valoriser ce que les parents apportent, leur dire par exemple que si l'enfant profite bien de sa journée chez vous c'est parce que le parent a su donner la confiance nécessaire, sa sécurité est déjà construite. Cela conforte les parents dans leur importance. Nous, assistant maternels, sommes à une autre place, à une fonction complémentaire mais non équivalente. On ne remplace pas : on prend soin de l'enfant en l'absence de ses parents. C'est une fonction d'accueil. On accueille l'enfant comme il est, mais aussi les parents. Même absents, les enfants portent leurs parents à l'intérieur d'eux.

On peut être tenté de penser, quand l'enfant n'a pas le même comportement avec les parents qu'avec nous, que l'on fait mieux qu'eux. Or ce n'est pas le cas. C'est simplement parce que la relations avec les parents et avec nous, n'est pas la même. Et de la vient la différence : nous ne sommes pas touchés de la même façon et il est bien plus simple de mettre des règles avec les enfants des autres qu'avec nos propres enfants. C'est pour cette raison que les enfants ont des comportements différents. D'ailleurs on peut penser que si un enfant se comporte trop sagement, c'est peut être qu'il n'est pas sûr de la relation qu'il a avec l'assistant maternel. Si il commence à s'opposer, c'est qu'il est peut-être en confiance. Lors des retrouvailles le soir, l'enfant sait que si il pousse les limites il aura peut-être ce qu'il veut. Il a appris que ce qui le lie à ses parents est tellement fort que ça ne sera pas remis en cause par son comportement. C'est là qu'il faut expliquer la situation aux parents et dire que c'est normal : quand les enfants s'opposent, c'est parce qu'ils les aiment.

Il ne faut pas oublier non plus que tous les jours, l'enfant doit vivre la séparation. Il va donc falloir qu'il mette en place des choses pour ne pas être trop triste.

Alors quel comportement adopter ? Il faut se retenir de donner des conseils aux parents. C'est important qu'ils trouvent leur propre chemin car il n'y a pas une seule façon de bien s'occuper d'un enfant. Nous ne sommes pas là pour conseiller le parents mais pour lui transmettre tout ce qu'on a pu constater des capacités de son enfant.

Ne pas transmettre des conseils mais des connaissances 

C'est une façon de les valoriser. Sur la question des règles et limites, nous devons insister sur la régularité et essayer qu'il n'y ai pas trop de règles mais qu'elles soient toujours les mêmes. 

Il faut garder en mémoire que pour le parent aussi, il faut qu'il se sépare tous les jours et que ce n'est pas toujours un choix Il est difficile même pour ceux qui choisissent la situation de se séparer de son enfant surtout quand il est tout petit. Quand il arrive chez nous, ça ne fait parfois que 3 mois qu'ils se connaissent. C'est très peu ! On commence à peine à se connaître qu'il faut se séparer. C'est une relation en construction et comme tout ce qui est en construction c'est vulnérable et fragile donc il faut en prendre soin. 

Le professionnel doit prendre soin de la relation parents-enfant

Il ne faut pas juger le parent qui est le phare pour l'enfant. On ne doit pas y toucher. Aucun parent ne fait exprès de faire mal. Il fait ce qu'il peut. Il faut veiller à ne pas attaquer cette relation. Le parent a besoin d'être accueilli tel qu'il est, ce qui ne veut pas dire que l'on doit accepter tout (on doit poser des règles). Accueillir n'est pas accepter. On entend ce qu'ils ont à dire sans être obligé de se plier à toutes leurs exigences. 

Avant 3 ans, un enfant n'est pas prêt pour se séparer de sa famille. Ses parents sont sa sécurité fondamentale et il ne peut pas les faire exister quand ils ne sont pas là. Même si on lui dit tous les jours que les parents reviennent, il n'en est pas tout à fait sûr (voir Piaget : la permanence de l'objet car ce qui est vrai pour les jouets l'est aussi pour les personnes).

Notre travail c'est alors de pouvoir parler à l'enfant de ses parents pour les rendre présents. On peut par exemple parler à l'enfant des transmissions des parents : "tu as l'air d'avoir faim, c'est vrai que maman m'a dit que tu n'avais pas bien mangé ce matin" De même, quand l'enfant dit maman au cours de la journée au lieu de lui dire "je ne suis pas maman" on peut très bien lui dire "tu penses à ta maman" et relater les faits aux parents : " votre enfant pense souvent à vous". 

Le fait que le parent soit aussi notre employeur ne simplifie pas les choses. On parle au parent mais aussi à l'employeur : on est obligé de monnayer la relation. 

Les transmissions du matin :

Les transmissions sont importantes et cela nécessite du temps. Comme c'est important, il ne faut pas les faire n'importe comment, éviter de les faire sur le pas de la porte ou devant l'école. Elles ont une fonction principale : la continuité. Elles relient des vécus différents. Les deux mondes sont totalement différents et il est important d'aider l'enfant à relier ces expériences différentes. Il est en train de construire son identité (qui je suis). Il ne se connaît pas lui-même. Il ne commencera à se comprendre que quand il dira JE (vers 2 ans 1/2, 3 ans). Il faut qu'il sente qu'il est toujours lui, chez ses parents ou chez l'assistant maternel. Mais relier des expériences différentes ne veut pas dire faire pareil. Prenons par exemple le sujet de l'acquisition de la propreté. Parfois les parents décident que leur enfant ne doit plus porter de couches à la maison et vous demandent d'en faire autant chez vous. Vous, vous savez qu'à votre domicile il n'est pas prêt. Vous pouvez très bien leur faire comprendre que chez vous, il en a encore besoin et que de ce fait, vous continuerez à lui en mettre avec leur accord pendant quelques temps. Ainsi, en cours de journée, vous pourrez dire à l'enfant : "je sais qu'à la maison tu ne mets plus de couches mais ici, tu en as encore besoin et je sais que tes parents sont d'accord." La continuité n'est ainsi pas rompue. 

Mais de quoi a-t-on besoin pour assurer la continuité justement ? Et bien, nous avons besoin de tout ce qui nous aide à décoder le comportement de l'enfant pendant la journée. Un petit enfant est capable d'exprimer ce dont il a besoin par son comportement. Il parle avec son corps. Il s'agit donc de décoder ce qu'il nous dit. Plus les parents nous donnent d'informations plus l'enfant se sentira compris, pris en compte. A-t-il bien dormi, bien mangé, est-il malade ? Y'a-t-il eu des incidents lorsque l'enfant a été préparé le matin qui auraient pu le mettre en colère ? 

Il y a toutefois des événements qu'il est bon de connaître mais dont on n'a pas besoin d'apprendre les détails : problèmes de couples tels que les divorces, disputes ou autres problèmes familiaux. Nous devons être capables d'arrêter les parents quand ils nous en disent trop en leur faisant remarquer que nous ne sommes pas les bonnes personnes pour accueillir ces confidences. Il faut garder une distance et toujours se demander si nous avons besoin de savoir ce que le parent est en train de nous dire. Nous ne sommes pas là pour devenir des "copines" et prendre partie. Il faut avoir en tête que plus tard,  ils pourraient regretter d'avoir dit des choses personnelles, ce qui compliquerait les relations futures. L'enfant, lui va être fragilisé et il aura encore plus besoin de sentiments de sécurité (repères, valorisation). Il faudra faire attention à lui. Pour résumer il faut se protéger et protéger la relation que l'on a avec le parent. 

Les parents eux, peuvent avoir besoin de transmettre un grand nombre d'informations lors de ces transmissions du matin. Ça les rassure. Ils vont apporter des éléments pour que l'enfant soit bien. Ils peuvent avoir beaucoup d'exigences. On doit les entendre, mais ça ne veut pas dire que tout doit être accepté. Par exemple, au sujet des siestes, si le parent veut qu'on réveille l'enfant, il est important d'essayer de cheminer vers une alliance avec lui dans l'intérêt de l'enfant. Ensemble on doit réfléchir à la problématique et on doit chercher ensemble une solution comme peut-être le coucher plus tôt.

Vous ne devez pas oublier que si un parent est très exigent voire vous fait beaucoup de reproches, c'est peut-être parce que vous représentez quelque chose d'intolérable pour lui : la séparation ! Il faudra alors faire preuve d'empathie : essayer de se mettre à la place de l'autre pour comprendre ce qu'il ressent (si j'étais à sa place comment je réagirais ?).

Les transmissions du soir :

Elles doivent prendre un peu plus de temps. 5 minutes suffisent mais il faut que ce soit du vrai temps. On ne doit pas oublier que ce que l'on va dire, l'enfant l'entend, même si c'est un bébé, donc on ne doit donc pas mentir en disant par exemple que tout s'est bien passé alors qu'il a hurlé une bonne partie de la journée. On lui renvoie l'image de ce qu'il a été dans la journée. Si vous ne lui renvoyez pas la bonne image, il pensera que vous n'avez rien compris. On devra plutôt, sans mentir, réussir à dire aussi ce qui a été positif dans la journée. 

D'ailleurs, comme cela renvoie aussi aux parents, l'image que l'on se fait de l'enfant, il  est important de trouver tous les jours, une chose positive à dire ainsi qu'une anecdote à raconter. Plus on raconte de détails, plus ça montre à l'enfant (ainsi qu'aux parents) que l'on a fait attention à lui et donc qu'il est important. On construit ainsi l'estime de soi. Ça donne aussi confiance aux parents et ça va les aider. Il ne faut pas se contenter de parler du corps de l'enfant (bien mangé, bien dormi, fait caca...). Nous ne "gardons" pas simplement les enfants, nous les aidons à se construire.

On peut aussi s'interroger sur la façon dont on dit les choses. Bien mangé, ça veut dire quoi ? Pour Miriam Rasse, bien manger c'est manger avec plaisir. Qu'importe si l'assiette a été ou n'a pas été finie.  

Il est important pour l'enfant qu'il se rende compte que l'assistante maternelle et les parents se parlent.

Ainsi s'achève ce compte rendu qui aurait certainement été un peu plus complet si je n'avais pas laissé passer autant de temps entre sa rédaction et la réunion. J'en profite pour vous rappeler que sur le site, il existe des fiches qui peuvent vous aider dans ces transmissions. 

Je vous avais présenté l'une d'elle ici : 
et la version 2015 arrivera très prochainement.

A bientôt ! 

mardi 27 janvier 2015

Prochain stage lyonnais : ACTIVITES LIBRES, ACTIVITES DIRIGEES...Que proposer aux enfants entre 18 mois et 3 ans ?

Voici une proposition de stage qui va intéresser les lyonnais. Il s'agit d'une formation qui se déroulera à Lyon les 2-3 et 26-27 mars prochain, sur le thème :


ACTIVITES LIBRES, ACTIVITES DIRIGEES, ACTIVITES PROPOSEES, ACCOMPAGNÉES ?
Que proposer aux enfants entre 18 mois et 3 ans ?


Référence : ST391 - Lyon







Problématique

Que recouvrent ces termes si souvent employés dans les projets pédagogiques ?
S’agit-il pour les enfants de faire des activités ou bien d’être actif ?
S’agit-il des actions des enfants ou de ce qui est mis en place par les adultes ?
Participer à une activité induit-il une action volontairement décidée par l’enfant ?

Contenu

Qu’est-ce qu’être actif pour un jeune enfant ?
Le rôle de l’activité autonome dans les apprentissages, le développement de l’intelligence, la construction de la personne.
Les besoins spécifiques de chacun, comment on y répond, prenant en compte aussi ses intérêts et capacités du moment, dans des groupes d’âges homogènes et d’âges mélangés ?
Les conditions à mettre en place pour que l’aménagement de l’espace, le choix de matériel et de jouets adaptés permettent un libre-choix de l’enfant et ne deviennent pas un « laisser-tout-faire ».
Mieux identifier le rôle de l’adulte à réfléchir pour que l’activité de l’enfant soit un plaisir d’agir et ne soit pas remplacé par une errance stérile.

Méthodes de Travail 

La formation est interactive, basée sur des apports de connaissances théoriques et cliniques qui peuvent être illustrés de séquence de film. Analyse de situations apportées par les participants eux mêmes. Travaux de groupe.
Synthèses et bilans viendront ponctuer la formation.

Public 

Cette formation s'adresse à tous les professionnels de la Petite Enfance et de la Famille, ou toutes autres personnes concernées et en relation avec le jeune enfant et ses parents

Intervenants : Sylvie MUGNIER, psychologue
                Olivier GILLY, éducateur de jeunes enfants

Durée : 4 jours de 9h30 à 17h30

Dates  et Lieu : 2-3 mars et 26-27 mars 2015
                        Ecole Rockefeller EIAS
                        4 avenue Rockefeller
                        69373 Lyon Cedex 08

 Tarif :                720 €

Pour plus de renseignements, veuillez contacter l'association sur le site Pikler

Formulaire d'inscription :


mardi 20 janvier 2015

FAIRE VIVRE UN LIEU D'ACCUEIL ENFANTS - PARENTS



Sylvie LAVERGNE, psychomotricienne D.E.et directrice de "PSYCHOMOTRICITE & petite enfance" Association Loi 1901, me pris de diffuser cette information, concernant un stage dont le thème est  
Faire vivre un lieu d'accueil enfants - parents inspiré de l'Approche Piklerienne









Problématique

Comment accueillir enfants et parents et transmettre aux parents ce regard piklerien sur leur enfant, qu'il soit accueilli au sein d'un atelier de motricité, d'un groupe d'observation ou dans un lieu d'accueil enfants-parents ?

Cadre - Attitude, rôle et place des accueillants.


Contenu

Depuis de nombreuses années, l’Institut Pikler, à Budapest, a mis en place des groupes enfants parents.

Leur objectif est de permettre aux parents, dans une situation d’observateurs, de découvrir les capacités de leur enfant, son intérêt, son plaisir et ses compétences à déployer une activité autonome et à interagir avec les autres enfants, la construction de « sa capacité à être seul en présence de l’adulte ».

En être témoin, modifie le regard des parents porté sur leur enfant et ses processus de développement, et transforme leur attitude à son égard. En créant un espace propre pour l’enfant, les parents peuvent construire aussi un espace propre pour eux-mêmes qui soutient le processus de séparation individuation.

Zsuzsa Libertiny, accueillante dans certains de ces groupes, apportera son témoignage de cette expérience, illustré de séquences vidéo de ce lieu d’accueil, mettant en évidence le cadre, l’aménagement de l’espace et le rôle des accueillants pour favoriser ce cheminement.

Le groupe travaillera sur comment s’inspirer de cette expérience pour mettre en place et faire vivre d’autres lieux d’accueil enfants-parents, des ateliers de psychomotricité ou des groupes d’observation, dans des contextes différents, en cherchant à définir le cadre, la place des parents, la fonction des accueillants pour répondre aux objectifs impartis à ces espaces-temps.

Méthodes de Travail

La formation est interactive, basée sur des apports de connaissances théoriques et cliniques qui peuvent être illustrés de séquences de film. Analyse de situations apportées par les participants eux mêmes. Travaux de groupe.

Public : Cette formation s'adresse à tous les professionnels de la Petite Enfance et de la Famille, ou toutes autres personnes concernées et en relation avec le jeune enfant et ses parents

Intervenantes :Zsuzsa LIBERTINY, pédagogue - Institut Pikler - Hongrie

                       Véronique SZTARK, psychologue, accueillante en LAEP

Durée :3 jours de 9h30 à 17h30

Dates et lieu :11-12 et 13 mars 2015

26 boulevard Brune – 75014 Paris

Tarif :540€

Plus d'infos sur le site : Pikler.fr 

vendredi 26 décembre 2014

Une nounou Pikler c'est quoi ?


« Oui bonjour Madame, je vous appelle suite à votre annonce d’assistante maternelle. Nous sommes très intéressés par votre démarche. On ne connaît pas Pi…… enfin… je sais même pas comment ça se prononce mais nous recherchons une éducation non violente »






Désolée, Monsieur, normalement, sauf changement de dernière minute, la place est prise ! Ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas le seul à ne pas connaître Pikler (sans vouloir citer de nom, je connais même des puéricultrices qui ne savent pas qui c’est Pi…. Kler) Mais en tout cas, vous n’aviez pas tord il s’agit bien en résumé d’une éducation non violente même si on préfère parler ici de bientraitance.

Alors, 

- pour vous (qui je l’espère avez trouvé une solution), 
- pour tous ceux qui ne savent même pas comment cela se prononce, 
- pour les parents de la mini-crevette que je vais accueillir prochainement (on dira que c’est une partie du livret d’accueil que je n’ai pas encore rédigé), 
- pour moi histoire de me faire une petite révision puisque le dernier bébé accueilli ici a bientôt 2 ans ½ (il n’y a pas beaucoup de turnover chez Nounou Cathy), 

voici comment se passe l’accueil d’un tout petit chez une assistante maternelle qui a une approche éducative basée sur les travaux d’Emmi Pikler.

Je ne vous fais pas un cours d’histoire (vous trouverez ça, ailleurs, mieux que je ne pourrais le faire), je vous rappelle simplement quelques principes de base : quand on travaille « à la Pikler » on sera très attaché :

- à la motricité et à l’activité libre,
- au bien-être corporel de l’enfant,
- à la qualité du soin
- à l’établissement d’une relation de confiance entre l’enfant et l’adulte qui s’en occupe.

En clair maintenant. Quand une mini crevette arrive chez moi, je vais tout d’abord apprendre à la connaître et à connaître ses besoins. Pour cela je vais observer attentivement son comportement dans les moindres détails afin de pouvoir interpréter ses demandes et répondre le mieux possible à ses attentes.

Dans la journée lorsque ce bébé ne dormira pas, qu’il ne sera pas en ballade, en train de manger, en « soin » ou dans les bras de sa nounou il sera déposé au sol toujours à plat dos, sur un tapis assez rigide (genre tapis de gym des écoles). Ce tapis sera recouvert d’un drap pour éviter le contact avec le plastique qui pourrait sembler froid. 

Des jeux seront disposés tout autour du bébé, jamais donnés « de force » dans la main. Ils seront choisis selon le développement de l’enfant en privilégiant la simplicité. Au début ce sera souvent des objets de la vie courante reconvertis, l’important étant la découverte de matières, de formes, de sensations et les gestes qui en découleront. Il n’y aura pas de portiques qui peuvent agacés le bébé car celui-ci ne peut ni attraper les jeux qui s’y trouvent, ni s’en détourner puisqu’il est positionné dessous. Les jeux trop bruyants, ou trop compliqués seront aussi bannis. 

Le tapis en lui-même sera toujours positionné dans le même endroit afin de donner des repères à l’enfant. Je le positionnerai contre un mur qui pourra servir de « résistance » et d’appui lors des premières tentatives de déplacements. Avec la permanence des lieux, sera aussi instaurée une permanence des jouets, l’enfant devant retrouvé à chaque séance de motricité les mêmes objets afin de pouvoir approfondir leurs utilisations. Ils ne seront remplacés que lorsque j’aurai observé que l’enfant s’en désintéresse.

Je n’interviendrai jamais pour modifier la position du bébé sauf dans le cas où celui-ci sera dans une situation trop inconfortable comme par exemple lors des premiers retournements sur le ventre, quand le bébé saura se mettre sur le ventre mais se retrouvera coincé, sans savoir comment revenir dans la position initiale. Dans ce cas je veillerai à ne jamais le soulever directement du tapis ; je l’aiderai à repasser sur le dos, en l’accompagnant au niveau de son épaule. Comme je l’aurai bien observé avant, je passerai toujours par l’épaule qui lui aura servi à faire son retournement (chaque bébé a ses préférences au départ). Si besoin je le prendrai alors dans mes bras en l’avertissant toujours de l’acte que je vais réaliser. Sur ce tapis, l’enfant sera laissé pied nu afin qu’il puisse utiliser ses pieds pour jouer et se déplacer. Il sentira beaucoup mieux les appuis et, pas de panique, il ne fait jamais de températures sibériennes chez nounou. 

Je ferai attention à ce que sa tenue soit adaptée pour que ses mouvements soient totalement libres. Ainsi je prendrai garde à ce que ses mains et ses pieds soient toujours libérés en remontant les manches du pull et les bas de pantalons. Le tapis de motricité représentera le lieu de jeu principal du bébé, le transat quant à lui, ne sera qu’un lieu de passage où l’enfant ne restera que de brefs instants. Lorsqu’il sera capable de ramper (très rapidement quand on lui donne l’occasion de se mouvoir), il se promènera comme bon lui semble dans la salle de jeux. Il va de soi que l’enfant ne sera jamais assis ou même posé directement sur le ventre tant qu’il ne sait pas le faire de lui-même. Un youpala ? Heu… non merci, sans façon !! 


Dessins tirés du livre "Se mouvoir en liberté dès le premier âge" 


Les repas seront donnés sur mes genoux (pas de chaise haute ou très peu) jusqu’à ce qu’il soit capable de s’asseoir seul. Je prendrai soin de m’installer dans un coin tranquille, à l’écart de l’agitation. Je serai indisponible pour les autres enfants accueillis pendant tout le temps du repas. A moi donc d’anticiper ce qu’il pourrait se passer et faire en sorte de créer les conditions pour ne pas être dérangée tout en continuant la surveillance. Sauf si il dort (ou si ce n’est vraiment pas son heure) le bébé mangera toujours avant les plus grands, ceci dans le but de ritualiser le repas et de donner des repères dans le temps à tous les enfants présents (« J’ai faim mais je patiente car je sais qu’après bébé, c’est mon tour »). La devise du temps repas sera toujours : « pas une cuillère de moins que la faim, pas une de plus que ce qui lui fait plaisir ».

Le moment du change sera toujours très important. Il ne sera jamais (dans la mesure du possible) réalisé dans la précipitation. Les gestes seront toujours lents, doux et effectués toujours dans le même ordre en prévenant le bébé de ce que l’on va faire. J’essayerai de ne pas tirer sur les jambes pour effectuer le change mais de faire rouler le bébé à partir de son bassin, La manœuvre semble un peu délicate à effectuer mais elle permet de ne pas créer de tensions dans les articulations, et comme elle est toujours réalisée de la même façon, le bébé devient très vite actif pendant son change et vous aide en accompagnant et en anticipant tous vos gestes. J’en profiterai pour lui parler, beaucoup et toujours sans précipitation en tentant de verbaliser les émotions de l’enfant. Lorsqu’il sera plus grand au moment de la marche, l’enfant sera changé debout afin qu’il prenne encore plus part à son propre développement. J’entends déjà les collègues dire que c’est trop compliqué ; c’est juste une question d’habitude. Au départ, quand par « l’odeur alléché » on suppute que le change va être très….. sportif, on peut toujours se resservir de la table à langer en expliquant à l’enfant les raisons de son choix. Il le comprendra très bien : « Nounouuuuuuuu, Ja fais un caca de mammouth » !

Quoi dire de plus, sinon qu’une « Nounou Pikler », c’est une nounou comme les autres. Elle va au parc comme les autres, peut être un peu plus que les autres parce qu’elle pense que les sorties quotidiennes c’est bon pour la santé (une vraie nounou pikler, pure et dure, fera même faire la sieste dehors été comme hiver ce que je ne peux matériellement pas faire personnellement) Elle fait faire des « activités manuelles » comme les autres, peut être un peu moins que les autres car elle est très attachée à l’activité libre ; disons donc qu’elle sera plus « activités » que « bricolages » ne perdant jamais de vue l’intérêt de l’enfant dans tout cela. Elle se formera peut être un peu plus que les autres, ayant à cœur de traquer toutes les « douces violences »quotidiennes dont elle n’avait même pas conscience en débutant dans le métier.

J’imagine les assistantes maternelles en train de lire cet article. Certaines vont se rendre compte qu’elles travaillent "à la Pikler" depuis toujours, d’instinct, sans même le savoir. D’autres vont se demander ce que c’est que ces pratiques bizarres (poser un bébé par terre sans jamais l’aider à s’asseoir, à marcher ou même à attraper un jouet, mais qu’est ce que c’est que ces idées barbares héritées du communisme !!) A celles-là, je leur propose d’aller lire les autres articles de ce blog, notamment les comptes rendus de réunions pour comprendre les raisons et les buts de cette approche de l’éducation.

jeudi 25 décembre 2014

Est-ce qu'il tient assis ?


Question récurrente que toutes les mamans, toutes les assistantes maternelles, ont du entendre des centaines de fois. Comme si, de la réponse à cette interrogation dépendait la bonne santé physique et mentale du petit Razmoket !


Tout le monde s’y met : la bonne copine, la belle-mère, même le médecin de famille qui vous intime l'ordre de faire jouer bébé assis parce c'est le moment ! Question qui finit par me faire rire tellement je la trouve maintenant hors de propos.

La vraie bonne question à se poser si vraiment on veut évaluer le stade de développement d’un enfant c’est : « est-ce qu’il se met assis tout seul ? » et non pas « est-ce qu’il tient assis ? » Et ça, ça fait toute la différence.



Vous l’aurez compris, je vais donc tenter de parler aujourd'hui  de la position assise chez les bébés, en partant d’un principe simple : dans l’approche Pikler de l’éducation, la base de mon travail avec les tout-petits donc (petit rappel pour toi nouveau lecteur), on n’assoit jamais les bébés. JAMAIS.

Oui dit comme cela, je sais ça fait bizarre. Peut être que vous vous direz même : mais quelle est donc cette secte étrange ?

Moi aussi la première fois que l’on m’a parlé de cette façon de faire il y a quelques années, je me suis méfiée. A l'époque le message de la motricité libre n'était pas encore bien passé auprès des professionnels de la petite enfance. On se demande pourquoi d'ailleurs : Emmi Pikler étant décédée en 1984 quand même. Désormais ce n'est plus le cas : la grande majorité des professionnels, assistants maternels compris (du moins j'espère) connaissent les bonnes pratiques. Mais les parents et même le corps médical dans son ensemble, font encore de la résistance. Peut-être qu'on leur présente le principe comme on me l'a présenté personnellement.

C'est vrai que la personne qui m’en a causé la première fois, il y a bien longtemps, au siècle dernier, n’était pas vraiment convaincue : « tu te rends compte, cette fille, elle laisse son bébé couché par terre, elle ne l’assoit jamais, ne le stimule jamais, elle le laisse se débrouiller tout seul le pauvre ! »

Le tableau avait de quoi faire peur. Je voyais bien le genre de maman que cela pouvait être : une sorte de soixante-huitarde nouvelle génération partie élever des chèvres dans le Larzac et faisant pousser des plants de Marie-Jeanne au fond de son jardin !! Quand au bébé, c’était des réminiscences de « l’enfant sauvage » de Truffaut qui me venaient en tête.

Je n’ai su qu’après que je me plantais complètement. Il s’agissait simplement d’une des bases de la motricité libre préconisée par Emmi Pikler : ne jamais mettre l’enfant dans une position qu’il n’a pas acquise de lui-même ; et le plus évident donc pour ce qui nous concerne, attendre qu’un bébé s’asseye tout seul comme un grand avant de le mettre assis d’autorité.

Mais pourquoi donc ? Et bien pour plusieurs raisons diverses et variées.

D'abord le dos du bébé n'est pas du tout prêt pour cette position. Il va donc inévitablement se produire des tensions et l'enfant ne se sentira pas bien dans son corps. Or la première condition pour être bien dans sa tête c'est d’être bien dans son corps non ? Il y a de fortes chances pour que, par ricochet, le corps prenne de mauvaises habitudes dont il se souviendra malheureusement toute la vie.

Ensuite si l'enfant ne sait pas se mettre assis tout seul, il semble tout aussi probable qu'il ne saura pas sortir de cette position tout seul ! D'où angoisse ! Soit il va pleurer, soit il tentera de s'en sortir et il fera le « culbuto ». D'où chute et mauvais souvenir ! On aura beau mettre toute une série de coussins autour de lui pour amortir la chute, la frayeur de se retrouver complètement déséquilibré sans comprendre ce qui lui arrive ne sera pas amortie elle ! Il pourra aussi tenter, si il est un peu plus hardi, de se déplacer dans cette position, sur les fesses, comme dans la pub pour ses fameuses couches tellement bien adaptées qu'elles ne fuient jamais. Dommage, car cela pourrait même retarder l'acquisition de la marche. En effet, ce n'est pas avec cette position que bébé pourra se mettre debout et marcher. Il se pourrait même que cela induise d'autres petits soucis car les muscles de l'enfant ne se développeront pas comme il se doit.

3ème raison : une fois que vous avez mis l'enfant assis, il est dépendant de vous. Il ne peut rien faire de lui même (puisqu'il n'a pas appris à revenir dans une autre position). Du coup il est passif et la passivité chez les bébés c'est rarement leur truc.

En le mettant assis, vous le privez de tout ce qu'il pourrait faire lui même si il était libre de ses mouvements au sol avec de quoi s'occuper tout autour de lui.

Alors on fait quoi si on ne le met pas assis ?

Et bien rien ! On le laissera couché à plat dos sur un tapis en créant autour de lui un univers stimulant qui lui donnera envie de bouger de lui-même pour, petit à petit, l’emmener de cette position couchée à la verticalité. Et surtout on observe son comportement.

Ca a l’air simple hein ? Mais ça l’est ! J’entends déjà les plus sceptiques me dire « mais mon bébé n’aime pas rester couché ». Avez-vous vraiment essayé ? Si un enfant n’a jamais été mis dans la position assise, il n’y a aucune raison pour qu’il vous la réclame de lui-même. Et je tiens quand même à vous rassurer : il ne s’agit pas de laisser l’enfant par terre, tel un vulgaire ver de terre toute la journée ; vous avez aussi le droit (enfin le devoir) de le porter. Ensuite, si ça ne fonctionne pas c’est souvent parce que l’on n’y croit pas ! On doute. On doute surtout des capacités de l’enfant à découvrir ces différentes postures de lui-même. Et de ce fait, on abandonne l'expérience trop tôt. Pourtant, on n’a pas à s’en faire : un bébé normalement constitué est génétiquement programmé pour s’asseoir tout seul, sans notre aide. 

Un jour ou l’autre généralement, ils y arrivent. Simplement il ne faut pas être pressé et penser qu’avant la position assise, l’enfant a un tas de chose à découvrir comme les déplacements (en rampant puis à quatre pattes). En plaçant l’enfant assis (j’allais écrire en coinçant l’enfant) vous le privez de toutes ces découvertes.

Vous aurez sans doute peur les premiers temps, d’un retard dans les acquisitions Certes, chez moi, comme je pense chez toute personne adepte de la motricité libre, aucun bébé ne s’est assis à 5 mois ! Mais par contre la plupart de mes demi-pensionnaires ont rampé comme des commandos à l’âge où d’autres n’en sont qu’à balbutier leurs premiers retournements. Attention, je ne suis pas en train de dire qu’il s’agit d’une méthode révolutionnaire pour stimuler l’enfant dans ses déplacements (j’ai eu aussi un gros pépère qui à 8 mois était à son maximum quand il levait une épaule), je dis simplement qu’en le laissant libre de ses mouvements, dans une tenue confortable, on lui donne l’occasion d’explorer toutes les possibilités de son corps en toute liberté, chose qu’il est incapable de faire dans une position assise imposée.

Si toutefois cette belle machine ne se mettait pas en route, vous pourriez alors lui proposer des petits jeux moteurs afin de l'aider un peu comme le propose Michèle Forestier dans son livre "De la naissance aux premiers pas" mais ça je vous en reparlerais bientôt.

Pour en revenir à notre petit razmoket, après avoir bien rampé, et expérimenté divers déplacements, un beau jour, après de nombreux essais, il arrivera à s’asseoir. En général, ce jour-là, il sera tellement fier de lui, qu’il en applaudira de ses deux mains ainsi libérées !

Si je ne vous ai pas convaincus, allez vite lire l'article de Sylvie Lavergne que Michèle Forestier propose sur son site.  . Avec de vrais mots de pro ça passera peut-être mieux.